Comment choisir un melon sucré (et arrêter de tomber sur des fades)

1. La saison : achetez en juillet-août, sinon rien

Le melon français donne le meilleur de juillet à début septembre. Avant, il vient de loin, cueilli vert pour supporter le transport — c’est-à-dire exactement le scénario du melon condamné à rester fade.

Un melon de juin à 4 € sera presque toujours moins bon qu’un melon d’août à 2 €. La saison compte plus que le prix, plus que le label, plus que tous les gestes qui suivent.

2. Le pédoncule : le signe le plus fiable

Le pédoncule, c’est la petite queue — le « pécou », comme disent les producteurs.

Quand le melon arrive à maturité sur le pied, il se prépare à s’en détacher tout seul. Une fissure circulaire apparaît alors à la base de la queue, et s’élargit progressivement.

Ce qu’il faut chercher :

  • Une craquelure nette autour du pédoncule → le melon a mûri sur pied. C’est ce que vous voulez.
  • Pas de fissure du tout, queue bien accrochée → cueilli avant maturité. Il ne sera jamais sucré.
  • Pédoncule déjà tombé, avec une cicatrice propre et légèrement creuse → excellent signe, il s’est détaché naturellement.
  • Une cassure nette, comme coupée au couteau → il a été récolté de force. Méfiance.

C’est le seul indice qui vous renseigne sur ce qui s’est passé au champ. Les autres ne vous disent que l’état actuel du fruit.

3. Le poids : lourd pour sa taille

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